S.A.G.E. Loire amont

Diagnostic validé par la CLE du 3 février 2009

ouvrages hydro-électriques et micro centrales

De nombreux aménagements hydrauliques présents au fil de l'eau, avec une concentration sur certains secteurs et une sensibilité différente entre la Loire et ses affluents. A noter également une diversité de situation quant aux débits réservés,

Une exploitation hydroélectrique importante permettant la production d'énergie renouvelable, rapidement mobilisable,

Un aménagement hydroélectrique structurant, le complexe de Montpezat, de par son intérêt stratégique pour la production énergétique (caractère renouvelable de l'énergie hydroélectrique ; augmentation de la demande mondiale en énergie ; contexte de la loi POPE), la régulation de tension et de production, la sécurité des réseaux électriques et le transfert d'eau entre le bassin versant de la Loire et celui de l'Ardèche.

D'où :
  • un régime hydrologique influencé,
  • en ce qui concerne l'ouvrage de Montpezat, une atténuation des évènements hydrologiques naturels, un impact sur le fonctionnement hydrologique naturel côté Loire (Loire et affluents) et Ardèche, ainsi qu'au niveau du Lac d'Issarlès (étiage non estival, marnage),
  • du 15 juin au 15 septembre, débits garantis côté Loire (d'où soutien d'étiage les années à faible hydrologie), et soutien d'étiage côté Ardèche.

Mais les impacts de ces aménagements et leurs contributions respectives, que ce soit d'un point de vue quantitatif, qualitatif, sur le milieu et les usages mériteraient d'être davantage évalués et quantifiés.

Identification d'un souhait d'une amélioration de la situation, notamment en aval de l'ouvrage de Montpezat sur les bassins versants de la Loire et de l'Ardèche, en terme :

  • d'amélioration de la fonctionnalité des milieux dans leur ensemble, notamment par une d'augmentation des débits réservés (atteinte du Débit Minimum Biologique),
  • de dynamique des cours d'eau,
  • de prise en compte de la satisfaction de la demande énergétique,
  • de prise en compte des problématiques de changement climatique.

gestion quantitative et partage de la ressource

Des ressources pour l'alimentation en eau potable:

  • fragiles dues à la faible capacité des aquifères superficiels, d'où des situations localisées de pénuries pour l'alimentation en eau potable,
  • nombreuses, d'où un difficile respect de la réglementation (chloration, surveillance 24h/24h).

Manque de connaissance des eaux souterraines.

De nombreux prélèvements ou pressions d'activités sur la ressource en eau, souvent méconnus,

  • industriels : majoritairement connus, a priori limités, sans conséquence connue sur le milieu (majorité des prélèvements retournent au milieu), les usages,
  • agriculture et forêt : les liens entre l'agriculture, l'élevage et l'eau sont nombreux et des pressions sont présentes de par certaines pratiques (prélèvements divers, drainage,...) mais elles sont méconnues et difficilement quantifiables. A noter que l'irrigation sur le territoire du S.A.G.E. est un enjeu modéré. Concernant l'occupation forestière, elle est importante (supérieure au tiers de la superficie du bassin versant), avec des interférences avec la gestion de l'eau méconnues,
  • pour l'alimentation en eau potable,

Des évolutions de l'occupation du sol (drainage, détérioration des zones humides, enrésinements (plantation), suppression de haies…),

Des étiages naturels sévères aggravés par ces sollicitations anthropiques,

Des modifications climatiques,

D'où des impacts à évaluer et à quantifier :

  • sur le milieu (dégradation de la qualité des eaux superficielles, impacts sur la vie aquatique),
  • sur les usages : des conflits d'usage possibles, vulnérabilité de la sécurité d'approvisionnement pouvant entraîner des pénuries localisées et temporaires,
  • manque de vision globale et cumulative pour une bonne gestion et un partage de la ressource et vis à vis de l'impact des prélèvements sur les débits des cours d'eau,

Un régime hydrologique influencé par de nombreux ouvrages, de nombreux prélèvements, la détérioration des milieux humides, mais dont les impacts et les contributions relatives restent à évaluer.

La ressource issue de Montpezat est stratégique, notamment pour l'alimentation en eau potable en Ardèche, la gestion des étiages de l'Ardèche et l'atteinte du bon état des eaux de l'Ardèche moyenne (sans cette ressource, l'Ardèche moyenne serait déficitaire – cf Plan de Gestion des Etiages - SAGE Ardèche – 2007).

qualité des eaux

qualité des eaux superficielles

Une situation globalement bonne mais :

  • des dégradations physico-chimiques localement fortes,
  • une altération phosphorée (sources anthropiques et particularité de sols riches en phosphore naturellement),
  • un phénomène d'eutrophisation de la retenue de Grangent en aval du territoire,
  • un problème nouveau de présence de diatomées invasives,

Ces différents facteurs pouvant être à l'origine de la compromission de la pratique de certains usages, de conflits d'usages et d'une chute de biodiversité.

Sources des problèmes multiples (naturelles, anthropiques), et parts respectives difficilement quantifiables :

  • concernant les rejets industriels qui sont en baisse, la principale problématique est l'inadéquation entre le rejet et le milieu récepteur, notamment quand le rejet se fait directement au milieu naturel, mais l'évaluation des impacts des rejets industriels est encore imprécise,
  • forêt et agriculture : les liens entre l'agriculture, l'élevage et l'eau sont nombreux et des pressions sont présentes de par certaines pratiques (pollutions dues à la gestion des éléments fertilisants et des produits phytosanitaires. A noter que de nombreuses dispositions règlementaires et contractuelles visent à réduire ces impacts) mais elles sont méconnues et difficilement quantifiables. L'occupation forestière est importante (supérieure au tiers de la superficie du bassin), avec des interférences avec la gestion de l'eau méconnues,
  • assainissement domestique : des efforts ont été faits ces dernières années (constat notamment d'une baisse régulière des apports de phosphore), mais des problèmes persistent (dysfonctionnement, notamment de réseaux, parfois inadéquation des installations). Une majorité de stations de petites capacités, d'où une exploitation, un suivi et un entretien plus délicats. La majeure partie de la pollution traitée par les grandes capacités, pouvant de par certains dysfonctionnements, avoir des impacts sur la qualité des milieux aquatiques.

Présence de facteurs d'aggravation :

  • des étiages naturels sévères,
  • des déséquilibres du peuplement naturel de la ripisylve et des milieux humides conduisant à une baisse de leurs fonctionnalités naturelles (autoépuration, maintien des berges, habitats piscicoles… ).

qualité de l'eau potable

De rares problèmes de qualité, liés au contexte local mais ne nuisant que rarement à la potabilité,

Des évolutions réglementaires parfois difficiles à appliquer.

protection et amélioration de la qualité des milieux

qualité biologique

Des perturbations localisées des peuplements piscicoles, témoins des problématiques quantitatives et qualitatives et de la détérioration des habitats piscicoles.

Des disparitions d'espèces préoccupantes.

L'émergence de la problématique des espèces envahissantes (faune-flore).

aspects morphologiques et qualité physique (ripisylve, berges, lit)

Détérioration ponctuelle des cours d'eau.

Des déséquilibres du peuplement naturel de la ripisylve, y compris au niveau des très petits cours d'eau, conduisant à une baisse de leurs fonctionnalités naturelles (autoépuration, maintien des berges, habitats piscicoles… ).

Des extractions de matériaux alluvionnaires importantes par le passé, aujourd'hui marginales, aux impacts peu connus.

Des érosions fortes localisées, signes de désordres morphologiques plus importants (Suissesse, Ramel), pouvant avoir des impacts sur la faune piscicole et conduire à des aggravations localisées des inondations.

Désordres morphologiques dus à la présence de nombreux seuils, à un enrésinement important des berges sur certains secteurs, au piétinement des berges par les bovins.

qualité des zones humides / annexes hydrauliques

Constat de disparition et de dégradation des milieux humides conduisant à une baisse de leurs fonctionnalités naturelles et de leurs intérêts (autoépuration, capacité de stockage et soutien d'étiage, richesse faunistique et floristique, intérêt historique, paysager, touristique, stockage de carbone).

Existence de diverses pressions : agricole, urbaine, foncière…

Application difficile de la réglementation actuelle (définition imprécise notamment).

relation entre gestion des milieux aquatiques et aménagement du territoire

Impacts des infrastructures, de l'urbanisation, de l'imperméabilisation des sols, de pratiques agricoles, des engins de loisirs motorisés …difficilement quantifiables.

autre

Un potentiel d'activités nautiques intéressant mais peu utilisé.

Fragilité du patrimoine naturel lié à l'eau.

inondations

Le risque inondation est largement avéré sur le bassin Loire amont, le département de la Haute-Loire étant le plus concerné, même si d'autres points noirs ponctuels sont présents.

Les crues sont rapides et violentes (aléa fort), ce qui s'explique par deux facteurs physiques caractéristiques du bassin versant : la pluviométrie et la configuration physique et géologique.

La vulnérabilité (présence d'enjeux humains et économiques dans des zones sensibles aux inondations) est importante dans certains secteurs.

Plusieurs actions de gestion du risque ont d'ores et déjà été menées, notamment dans le cadre du PAPILA (Programme d'Actions et de Prévention des Inondations sur le bassin Loire amont) et se poursuivrent aujourd'hui.

communication

Nécessité de communiquer sur la démarche, en transmettant les informations au bon moment,

  • en fonction de diverses cibles (complémentaires) : adaptation des moyens de communication,
  • en fonction de la stratégie choisie :
    • information avant la prise de décision : information préparant à la prise de décision, fonction de consultation (se pose à ce niveau la question de la complémentarité avec l'enquête publique), d'implication des acteurs.
    • information après la prise de décision : information préparant à la mise en œuvre d'actions, sensibilisation.

Nécessité de donner une lisibilité et une cohérence aux différents actions dans le domaine de l'eau : lien entre le SAGE et les actions ayant un impact sur la gestion de l'eau (SDAGE, Contrat de Rivière, Contrat Restauration Entretien, Contrat Territorial, Natura 2000…), lien entre l'outil SAGE et les documents d'urbanisme (SCOT, PLU…), incidence d'un SAGE au niveau des prises de décisions communales….

Département de la Haute-Loire
FEDER Agence de l'Eau Loire-Bretagne
Département de la Haute-Loire FEDER Agence de l'Eau Loire-Bretagne
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